Histoire de ne pas oublier que sur Internet, tout se sait...
14 mars 2010
12 févr. 2010
Sandawe regard sur les premiers pas
Le projet a dès le début piqué ma curiosité, de par la nouveauté d'une telle idée dans le secteur de la bd mais aussi par le côté suivi de projet. Si, au début beaucoup de points restaient opaques notamment sur le financement des projets, petit à petit le fonctionnement c'est éclaircit. Et même, si à ce jour quelques points restent encore discutables notamment sur des questions de droit d'auteurs (cf cet article du Syndicat des auteurs de Bd) le concept, il faut l'avouer a été bien ficelé.
Reste maintenant la grande question, se lancer ou pas se lancer ?
Il faut l'avouer, les 8 projets initiaux à la vue des éléments présentés ne m'emballaient pas vraiment. Corpus Christi de par le scénario et Dérapages au quotidien, pour le travail de Laurel que j'affectionne, attiraient mon attention mais sans déclencher l'envie d'investissement. L'arrivée de Suivez le Guide projet publié dans Spirou il y a quelques années et ressorti des cartons à cette occasion a en revanche changé la donne.
Et les autres "édinautes" me direz vous ?
Au 15 janvier le compteur en était là :
7 810€ investis, 8 projets en cours, 347 membres et 86 auteurs
7 810€ investis, 8 projets en cours, 347 membres et 86 auteurs
Au 12 février voici les chiffres :
20 420€ investis, 9 projets en cours, 827 membres et 164 auteurs
A ce jour il pennello est en tête avec 11% de financement (6160€). De mon point de vue, ce projet, s'il sort en premier, bénéficiera d'un effet d'entrainement, assez fort. Beaucoup investiront dans le premier projet sortant grâce à un effet curiosité et, à coups sûr, d'une communication plus appuyée par Sandawe.
Dans la même idée, pour l'instant le compteur d'investissement monte doucement, je pense que dès passé la barre des 60% sur les projets les "édinautes en devenir" plus frileux se lanceront enfin créant un effet d'accélération qui en surprendra plus d'un.
Reste à espérer l'aboutissement rapide d'un premier projet, pour voir clairement le devenir du concept, que je ne manquerai de suivre bien évidement...
7 févr. 2010
Voyagez dans l'infiniment petit, petit, petit...
Dans la série, le truc inutile, mais intrigant...Je suis sur que avez toujours rêvé de comparer la taille d'un atome, d'un globule rouge ou encore d'une bactérie...
Cette infographie comparative (clairement dans la vulgarisation scientifique) créée par l’Université de l’Utah, USA, donne une échelle de la taille des cellules qui permet de voyager dans infiniment petit à l’aide d’un simple curseur. Bien que pas vraiment sensible au domaine scientifique, je trouve l'expérience vraiment fascinante
Vous pouvez également vous repérer dans les dimensions grâce à la grille millimétrique qui vous donne l’échelle progressive au fur et à mesure de votre parcours.
Du grain de café à l’atome de carbone, la route est longue...
A vous de jouer
A vous de jouer
26 janv. 2010
Les Archives du coeur
ou, "ma contribution à l'œuvre de Boltanski" (en toute simplicité)
A l'occasion d'un passage à Monumenta 2010 (actuellement au Grand Palais). J'ai découvert en parallèle à l'exposition "Personnes", la collecte d’enregistrements de battements de cœurs que Christian Boltanski a engagé pour réaliser les Archives du coeur.
Depuis 2005, l'artiste poursuit une collecte d’enregistrements de battements de cœur à travers le monde, dans l’optique de rassembler tous les coeurs des hommes. Projet utopique certes, mais idéaliste, les Archives du coeur seront conservées, à partir de 2010, dans l’île japonaise de Teshima, dans la mer intérieure de Seto, mise à sa disposition par un mécène Benesse Corporation*.
Le dispositif est à la fois simple et planté dans un univers scientifique (voire médical). En parallèle à l'exposition, une salle d'attente blanche éclairé par des néons accueille les volontaires. Ticket à la main, ils patientent les yeux rivés sur un compteur. Après un certain temps (une heure pour nous), nous avons été accueilli par une opératrice en blouse blanche. C'est installé dans un fauteuil, le "micro" posé sur le cœur que les 20 secondes d'enregistrement se font. Une signature dans un grand registre (numéro 001080 pour moi) la participation s'arrête là.
Cette participation du coup ne fait que renforcer le questionnement sur le devenir de l'œuvre. Allons-nous la recroiser un jour ? Entendrons-nous dans vingt ans nos battements de cœur ? Chercherons-nous un jour nos numéros dans un grand registre ?
Sceptique au début, j'avoue que cette "donation" implique, questionne...
(*merci à David pour cette précision, au passage son blog raconte son passage sur Teshima)
A l'occasion d'un passage à Monumenta 2010 (actuellement au Grand Palais). J'ai découvert en parallèle à l'exposition "Personnes", la collecte d’enregistrements de battements de cœurs que Christian Boltanski a engagé pour réaliser les Archives du coeur.
Depuis 2005, l'artiste poursuit une collecte d’enregistrements de battements de cœur à travers le monde, dans l’optique de rassembler tous les coeurs des hommes. Projet utopique certes, mais idéaliste, les Archives du coeur seront conservées, à partir de 2010, dans l’île japonaise de Teshima, dans la mer intérieure de Seto, mise à sa disposition par un mécène Benesse Corporation*.
Le dispositif est à la fois simple et planté dans un univers scientifique (voire médical). En parallèle à l'exposition, une salle d'attente blanche éclairé par des néons accueille les volontaires. Ticket à la main, ils patientent les yeux rivés sur un compteur. Après un certain temps (une heure pour nous), nous avons été accueilli par une opératrice en blouse blanche. C'est installé dans un fauteuil, le "micro" posé sur le cœur que les 20 secondes d'enregistrement se font. Une signature dans un grand registre (numéro 001080 pour moi) la participation s'arrête là.
Cette participation du coup ne fait que renforcer le questionnement sur le devenir de l'œuvre. Allons-nous la recroiser un jour ? Entendrons-nous dans vingt ans nos battements de cœur ? Chercherons-nous un jour nos numéros dans un grand registre ?
Sceptique au début, j'avoue que cette "donation" implique, questionne...
(*merci à David pour cette précision, au passage son blog raconte son passage sur Teshima)
15 janv. 2010
Devenez éditeurs avec Sandawe
Une nouvelle maison d'édition a fait son apparition dans le petit monde de la BD. Nommée Sandawe elle propose aux internautes un système particulier leur permettant de devenir « des acteurs » de l’édition. Sur le principe déjà connu dans le secteur musical avec des sites tels que My major company ou Akamusic. Sandawe ambitionne de devenir une «tribu d'édition». L'idée est simple, il s'agit de faire connaître les œuvres des auteurs alors qu'elles sont encore en construction, pour leur bâtir une meilleure visibilité lors de leur lancement. Les auteurs présenteront donc leurs projets à l'équipe de Sandawe qui en sélectionnera quelques-uns et les publiera sur le site de la maison d'édition. À partir de là, les internautes sont invités à participer au processus éditorial et à devenir des «édinautes». Ils pourront faire connaître l'œuvre, réagir sur le site, suivre l'évolution du travail mais aussi et surtout, financer une partie du processus éditorial (avec un potentiel retour sur investissement).
A noter, l'initiateur du projet et directeur éditorial de Sandawe n'est autre que Patrick Pinchart, l'éditeur du site Actua BD (également ancien rédacteur en chef du journal Spirou).
Le projet à ce jour semble clairement alléchant pour le fan de Bd que je suis. Cependant certains points du concept ne sont pas encore assez clairs à mon gout. Le montant de financement annoncé (50K€) reste assez élevé (ça représente un paquet d’albums pour rentabiliser) et non détaillé à ce jour. A quoi servent ces 50K€ ? Quel sont les charges ? Le projet reste t’il réellement bloqué si l’objectif financier n’est pas atteint ? A quoi ressembleront au final le bd éditées ?
Malgré tout le concept d’un engagement et d’un soutien concret aux auteurs est là. Nul doute que j’y glisserais très prochainement ma patte.
Au 15 janvier à 19h00 :
7 810 € investis, 8 projets en cours, 347 membres
à suivre…
Edit du 21 janv. Depuis la publication de mon article, Sandawé a apporté plusieurs réponses aux questions soulevées.
Le montant de financement annoncé (50K€) reste assez élevé
Le montant de financement annoncé (50K€) reste assez élevé
« Nos chiffres avoisinent ceux des gros éditeurs, bien que la structure de nos frais soit différente : plus d’investissement en promo et moins de frais généraux. »
A quoi servent ces 50K€ ? Quel sont les charges ?
-Les frais de création, principalement le minimum garanti à l’auteur
-Les frais d’impression et de transport (10.000 ex. comme base)
-Les frais de promotion (presse, outils de buzz marketing et PLV)
-Un comptable externe pour chaque projet
-Les frais d’édition et de gestion de SANDAWE
Les deux plus gros postes étant le minimum garanti de l’auteur et les frais de promo. Ensuite, les frais de distribution et diffusion de près de 60% du chiffre d’affaires magasin seront payés en déduction de ce chiffre d’affaires. Il s’agit donc d’un coût variable, non compris dans le budget levé.
Le projet reste t’il bloqué si l’objectif financier n’est pas atteint ?
"Nous avons établi un délai maximal de six mois (qui pourra être prolongé si 75% de l’objectif est rassemblé à ce moment)".
A quoi ressembleront au final le bd éditées ?
A quoi servent ces 50K€ ? Quel sont les charges ?
-Les frais de création, principalement le minimum garanti à l’auteur
-Les frais d’impression et de transport (10.000 ex. comme base)
-Les frais de promotion (presse, outils de buzz marketing et PLV)
-Un comptable externe pour chaque projet
-Les frais d’édition et de gestion de SANDAWE
Les deux plus gros postes étant le minimum garanti de l’auteur et les frais de promo. Ensuite, les frais de distribution et diffusion de près de 60% du chiffre d’affaires magasin seront payés en déduction de ce chiffre d’affaires. Il s’agit donc d’un coût variable, non compris dans le budget levé.
Le projet reste t’il bloqué si l’objectif financier n’est pas atteint ?
"Nous avons établi un délai maximal de six mois (qui pourra être prolongé si 75% de l’objectif est rassemblé à ce moment)".
A quoi ressembleront au final le bd éditées ?
"Notre marque de fabrique sera d’éditer des livres de qualité, sur le contenu et sur la forme Pour l’impression, il s’agit de produire des livres qualitatifs (dos carré cousu, bon grammage de papier) produit chez un spécialiste de la BD."
Source : la FAQ de Sandawé, le forum de Bdgest et cet article d'ActuaBD qui revient sur le fonctionnement du projet publié ici.
Source : la FAQ de Sandawé, le forum de Bdgest et cet article d'ActuaBD qui revient sur le fonctionnement du projet publié ici.
10 janv. 2010
4 oct. 2009
Le fond du bocal
Des poissons dans un bocal, rien de palpitant... et pourtant...Apparus pour la première fois dans la revue Bodoï, les aventures de ces poissons rouges coincés dans leur bocal auraient pu rapidement tourner en rond. "Au départ je pensais pouvoir écrire une quarantaine de gags seulement, pas plus." Finalement c'est plus de 700 gags que nous propose Nicolas Poupon.
Avec tout son talent, il met en scène cette petite bande de poissons, coincés dans leur bocal qui, à longue, développent d'amusantes réflexions absurdes sur les conditions de vie en aquarium et imaginent de délirantes tentatives d'évasion pour rejoindre la mer.
Des petits strips en une vignette avec une petite pointe de philosophie et une énorme pincée d'humour et de poésie.
Parues initialement aux éditions Le Cycliste (sous un petit format assez sympathique), les aventures humoristiques de nos deux compagnons se poursuivent aujourd'hui chez Drugstore.

Pour les collectionneurs, quelques originaux par ici
15 sept. 2009
Les petites prophéties urbaines
De passage sur Angers ce week-end end j'aurais pu me lancer dans un long billet sur les Accroches-Cœurs. Mais en fait non, il me prend plutôt l'envie de me pencher sur l'une des petites formes déambulatoires croisée dans les rues angevines...Il ne sont que deux, mais on les voit arriver de loin...
Leur chapelle mobile fend la foule...
Les petites prophéties urbaines se présente comme un "duo déambulatoire burlesque et sans parole". Partant sur un thème que l'on pourrait pourtant considérer comme facile (une parodie de l'Eglise et de son clergé) le concept s'avère original et redoutablement efficace.
Un ecclésiastique perché sur sa chapelle motorisée arpente les rue accompagnés de son fidèle serviteur. D'ores et déjà, leur arrivée suffit à interpeler le public dubitatif et c'est là que le jeu se met en place... Bénédictions à grandes eaux, eucharisties à la sacro-sainte chips Pringles, gestes et postures empreintes de tradition mais surtout de caricature... l'interaction est là et la public suit avec amusement ce duo atypique qui frise l'impertinence sans franchir la barre de la provoc facile.
Une production de la Compagnie Belge Outre-rue que je vous souhaite de croiser...
crédit photo : Cie d'outre-rue
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